lundi 16 juillet 2018

L'INFRAROUGE EST MIS

  




Photos: tirage noir et blanc argentique.





L’appareil de prise de vue est un Rolleiflex 3.5 optique Planar muni d’un filtre spécial infra-rouge.
La Pellicule est une Rollei-infrarouge.

Le tirage est assez petit 10x10 sur un papier Ilford RC Cooltone.


J’aime beaucoup le rendu assez irréel et féerique que cela procure avec les blancs et les noirs assez marqués.


La prise de vue est sur pied, avec déclencheur.
Le Rolleiflex est pratique dans la mesure où la mise au point est dissociée de la prise de vue.

Cette séance a été faite au printemps.

























mardi 6 mars 2018

EXPO À PAU PENTTI SAMMALLAHTI

    


Pentti Sammallahti
"Ici au loin"
(jusqu'au 17 mars 2018)


Exposition au Centre Leclerc culturel de Pau.
Un samedi après-midi.





Je me suis inscrite voilà un certain temps au site http://35mm-compact.com/. J’y avais cherché des infos pour l’argentique sans jamais participer au forum: des visites trop peu fréquentes (manque de temps ), pas grand-chose à raconter et pas très habituée au fonctionnement.
Et là je me suis lancée timidement dans le forum, mais pas facile de tout décoder, j’avoue que beaucoup de choses m’échappent. Mais c’est une source d’échanges sur l’argentique intéressante et rare aujourd’hui où cette pratique n’est plus très populaire.
J’y ai trouvé entre autres comme information l’exposition de Sammallahti.
Etant dans le sud, un petit détour m’a permis de la visiter.
Là non plus, l’argentique n’attire pas. On n’était que deux dans la salle, plus la personne qui surveillait gentiment l’exposition.
Mais quelle expo : plus d’un centaine d’épreuves, des grands formats, des panoramiques, en passant par de petits formats carrés d’un infime délicatesse.
Je ne connaissais pas du tout ce photographe venu du froid, un méditatif de la nature et de la condition humaine. Sammallahti est né en Finlande, il est tombé très jeune dans la photo et ne l’a jamais quittée . C’est devenu pour lui sa manière d’écouter et de lire le monde qui l’entoure.
Le noir et blanc est ultra majoritaire dans l’expo, seule une épreuve couleur est présente.

Les photos sont empreintes d’une énorme bienveillance envers l’humanité.
On sent beaucoup de tendresse pour cet univers dans lequel il évolue, dans les rapports des hommes au hommes, des hommes à la nature, des animaux domestiques aux hommes, des animaux entre eux.
On a le sentiment de se retrouver dans un conte ou une fable, on est sensible à beaucoup de poésie et de féerie.
Mais de toutes ces scènes se dégage aussi une impression de solitude, accentuée souvent par les immenses paysages immaculés et blancs, parsemés ici et là de taches noires très contrastées.
Beaucoup ressemblent à des dessins à l’encre de Chine sur des pages blanches de Canson, avec quelques arrière-plans grisés très pâles qui donnent de la profondeur et du relief.
Un style très particulier. On croit parfois retrouver des influences « à la Koudelka » dans certaines scènes, dans des calligraphies brutes et très contrastées.
En tout cas, c’est un très beau travail qui nous est présenté là.
La qualité des tirages est exceptionnelle, elle ne peut s’apprécier réellement que de visu.
Je ne comprends pas pourquoi cette expo n’est pas plus fréquentée, la culture se perd, c’est un signe et c’est bien dommage. On a presque le sentiment que même le photographe s’y est résigné poliment.
À voir et à faire savoir...





















(A suivre: d'autres photos et commentaires)